Projet Tanika

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(@antoinezoorit-com)
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(@futhazar)
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Contribution de la SREPEN
(Société Réunionnaise pour l’Étude et la Protection de l’Environnement)

1. Rappel du positionnement général

La SREPEN souhaite attirer l’attention sur la nécessité d’inscrire pleinement le projet Tanika dans une approche globale de résilience climatique, de sobriété des usages et de préservation des milieux naturels.

Le projet ne peut être apprécié uniquement au regard de sa faisabilité technique ou de son intérêt énergétique immédiat. Il doit également être analysé au regard des vulnérabilités futures du territoire réunionnais, de l’évolution du système électrique, de la disponibilité de la ressource en eau et des effets attendus du changement climatique sur les milieux naturels.

2. Prise en compte de la TRACC et de la résilience climatique

L’arrêté du 23 janvier 2026 a consacré la Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l’Adaptation au Changement Climatique comme référence réglementaire intégrée au Code de l’environnement. À ce titre, toute infrastructure nouvelle doit être appréciée non seulement au regard de sa faisabilité technique actuelle, mais également de sa capacité à demeurer fonctionnelle dans les conditions climatiques futures.

Dans cette perspective, le projet Tanika doit être considéré comme une infrastructure exposée à des aléas appelés à s’intensifier au cours de sa durée de vie : augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements extrêmes, risques de ruissellement, mouvements de terrain, érosion, aléas littoraux et pression accrue sur les ouvrages.

La SREPEN considère donc que la robustesse climatique du projet doit être explicitement démontrée sur l’ensemble de son horizon d’exploitation, et non seulement au regard des conditions initiales de conception. Cette démonstration doit intégrer les scénarios de réchauffement retenus, des marges de sécurité adaptées aux événements extrêmes, ainsi que les effets cumulés des différents aléas.

3. Point de vigilance majeur : cohérence avec l’évolution du système électrique réunionnais

Le principal point de vigilance concerne le risque de décalage entre le développement de l’infrastructure de stockage et l’évolution effective du système électrique réunionnais.

Une sous-utilisation de l’ouvrage pourrait apparaître si les capacités d’injection, les mécanismes de pilotage du réseau et les seuils d’intégration des énergies renouvelables non synchrones n’évoluent pas au même rythme que la mise en service de la STEP.

L’intérêt du projet Tanika est donc fortement conditionné par l’évolution parallèle du cadre d’exploitation du réseau électrique réunionnais. Son évaluation doit intégrer non seulement les performances propres de l’ouvrage, mais également les adaptations indispensables du système énergétique dont il dépend, dans un contexte de changement climatique attendu de +2,9 °C à l’horizon 2100.

4. Prise en compte de la ressource en eau

La SREPEN souhaite également rappeler que la question de l’eau doit être pleinement intégrée à l’analyse du projet.

La période de transition entre la saison cyclonique et la saison hivernale, généralement plus sèche, constitue un moment particulièrement sensible pour la ressource. L’absence de pluies significatives peut limiter le renouvellement des nappes et des cours d’eau, alors même que les besoins demeurent importants.

Les données récentes de suivi de la ressource montrent déjà des situations localement déficitaires, voire très déficitaires, dans certains cours d’eau et nappes. Dans ce contexte, la sobriété des usages doit être rappelée de manière préventive, rapide et lisible pour l’ensemble des publics.

5. Position sur les messages de sobriété

La SREPEN est favorable à un scénario de vigilance généralisée sur l’ensemble de La Réunion, accompagné de messages appelant à la sobriété.

Un message unique à l’échelle de l’île facilite la communication auprès du grand public et permet de replacer les usages individuels dans un contexte territorial plus large. Cette approche est d’autant plus nécessaire que les interconnexions entre réseaux, les grands réseaux agricoles et l’éloignement croissant entre les points de prélèvement et les points de consommation rendent de moins en moins lisible, à l’échelle locale, l’adéquation entre ressources disponibles et besoins.

Toutefois, ces messages de sobriété doivent être complétés par des informations concrètes et opérationnelles : quels canaux d’information seront mobilisés ? Comment les usagers seront-ils avertis en cas de passage à un niveau supérieur d’alerte ? Quelles consignes précises devront-ils appliquer ? Les usagers domestiques, en particulier, semblent encore insuffisamment informés des restrictions ou limitations susceptibles de s’appliquer en période de vigilance, d’alerte ou de crise.

6. Nécessité d’une gestion ciblée pour préserver les milieux

Après cette phase d’information générale, une gestion ciblée par zones restera indispensable afin de préserver les milieux les plus fragilisés.

La préservation des milieux aquatiques constitue une obligation, notamment dans les secteurs déjà identifiés comme déficitaires. Le cadre réglementaire relatif à la gestion et à la préservation de la ressource en eau en période de sécheresse distingue plusieurs niveaux (vigilance, alerte, alerte renforcée et crise) associés à des objectifs progressifs de réduction ou de suspension des prélèvements.

Dans ce cadre, la SREPEN insiste sur la nécessité de ne pas limiter l’analyse aux seuls usages humains de la ressource, mais de prendre également en compte les besoins des milieux naturels, leur état écologique et leur capacité de résilience.

7. Conclusion

En conclusion, la SREPEN demande que le projet Tanika soit apprécié à l’aune de trois exigences indissociables : sa robustesse face au changement climatique, sa cohérence avec l’évolution effective du système énergétique réunionnais et son articulation avec une gestion sobre, préventive et territorialisée de la ressource en eau.

L’adaptation de La Réunion au changement climatique ne peut reposer sur des infrastructures isolées. Elle suppose une planification cohérente, intégrant les usages, les milieux naturels, les ressources disponibles, les vulnérabilités futures du territoire et les exigences de préservation de la biodiversité.


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Admin
(@hydro-tanika)
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Bonjour, merci pour votre contribution. Comme vous le soulignez, la résilience au changement climatique est un enjeu majeur : à ce titre, Tanika fonctionnera uniquement avec de l’eau de mer, une ressource illimitée, sans impact sur les cours d’eau et les nappes phréatiques. Les effets du changement climatique sur le projet seront bien pris en compte et analysés dans le cadre de l’étude d’impact et du dossier d’autorisation environnementale.


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 Manu
(@Manu)
Inscription: Il y a 1 semaine

Bonjour, 

Merci pour toutes les réponses déjà apportées. Je souhaiterais toutefois revenir sur les éléments économiques, qui me semblent encore insuffisamment documentés au regard des enjeux du projet.

 

Dans cette perspective, quelques ordres de grandeur économiques permettent d’éclairer la comparaison entre solutions de stockage de type STEP marine et à d'autres solutions de stockage (comme les batteries lithium-ion) pour une configuration équivalente (50 MW / 400 MWh). L'investissement de l’ordre de 500 M€, avec une durée de vie pouvant atteindre 60 ans, conduit à un coût initial élevé mais peu de renouvellement des actifs sur la période d’analyse. En ordre de grandeur, le coût complet sur 60 ans se situe légèrement au-dessus du CAPEX initial, en intégrant maintenance et renouvellements ponctuels.

 

À titre de comparaison, un système de batteries lithium-ion de même capacité représente aujourd’hui un investissement initial de l’ordre de 60 à 120 M€, mais avec une durée de vie de 10 à 15 ans, impliquant plusieurs cycles de remplacement sur 60 ans. En coût complet sur la période, l’ordre de grandeur se situe généralement dans une fourchette proche de 400 à 500 M€, selon les hypothèses de prix, de dégradation et de recyclage. Ainsi, si les batteries présentent un avantage net en coût d’investissement initial et en modularité, les deux solutions deviennent d’un ordre de grandeur comparable sur un horizon long, la STEP marine tirant sa compétitivité de sa très longue durée de vie et de la limitation des renouvellements d’actifs. Il me semblerait pertinent de confirmer ou corriger ces ordres de grandeur de première analyse.

 

Vous indiquez qu'il n'est pas pertinent de comparer les technologies de stockage à partir du seul coût d'investissement. Je partage cette analyse. En revanche, cela renforce justement la nécessité de fournir des indicateurs économiques comparatifs adaptés. Ainsi, vous pourriez au moins présenté un coût actualisé du stockage (LCOS), voire une approche en coût complet système ?

Une telle comparaison pourrait intégrer non seulement les coûts d'investissement, d'exploitation, de financement, de recyclage et la durée de vie des installations, mais également les services système rendus au réseau.

En effet, à l'instar des machines tournantes, les systèmes de batteries modernes peuvent contribuer à la stabilité du système électrique grâce à des fonctions de réglage de fréquence, de soutien de tension, de réserve rapide et, selon leur architecture de contrôle, de fonctionnement en mode grid-forming ou de fourniture d’inertie synthétique. Ces services présentent eux aussi une valeur économique qu’il conviendrait d’intégrer dans une comparaison complète des solutions de stockage.

Dans cette perspective, il serait utile de préciser les hypothèses retenues dans les scénarios de dimensionnement et de comparaison, notamment :

  • Les niveaux de surplus de production photovoltaïque considérés (et leur évolution temporelle)
  • Les hypothèses de flexibilité de la demande, en particulier liées à l’électrification des usages (dont la recharge des véhicules électriques)
  • Les hypothèses de développement des autres moyens de flexibilité ou de stockage sur le territoire
  • Et plus généralement la manière dont sont modélisées les contraintes de stabilité du système électrique (inertie, réserve tournante, sécurité de fréquence) dans un contexte de forte pénétration des énergies renouvelables.

Ces éléments conditionnent fortement la valeur relative des différentes solutions et leur contribution effective au système électrique réunionnais. Il permettrait par ailleurs de mettre d'objectiver des coûts liés au traitement des batteries en fin de vie. 

 

La CRE sera naturellement amenée à se prononcer sur la pertinence économique du projet dans le cadre des procédures réglementaires. Néanmoins, dans une logique de concertation publique, il me semblerait important que les citoyens disposent dès à présent d'éléments économiques objectivés et de comparaisons transparentes avec les autres solutions de flexibilité et de stockage disponibles.

 

 

Par ailleurs, je m'interroge sur la prise en compte du retour d'expérience international des STEP utilisant l'eau de mer.

À ce titre, le projet pilote d'Okinawa, première STEP marine au monde, présente des caractéristiques intéressantes pour le projet Tanika. Cette installation de 30 MW, mise en service en 1999 et démantelée en 2016, avait été construite pour un coût d'environ 32 milliards de yens (国頭村の揚水発電所廃止 電源開発、世界初の海水利用施設 沖電への売電交渉不調)

En actualisant ce montant de 1999 à aujourd'hui avec l'inflation japonaise, cela représenterait approximativement entre 350 à 450 M€ en euros actuels selon les hypothèses retenues. Soit un ordre de grandeur proche des coûts d'investissement présentés dans la concertation. 

Pouvez-vous préciser :

  • Quels échanges ont été engagés avec J-Power ou les organismes japonais ayant exploité cette installation ?
  • Disposez-vous d'un retour d'expérience détaillé concernant les coûts de maintenance, les phénomènes de corrosion, les performances réelles et les difficultés rencontrées en exploitation ?
  • Les raisons ayant conduit au démantèlement du site ont-elles fait l'objet d'une analyse approfondie dans les études préalables du projet Tanika ?
  • Les enseignements tirés de cette expérience ont-ils conduit à des adaptations spécifiques du design de Tanika ?

La concertation gagnerait à mettre à disposition du public les principaux enseignements issus de cette expérience unique au monde à ma connaissance, compte tenu de l'apparente proximité technologique entre les deux projets.


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Admin
(@hydro-tanika)
Inscription: Il y a 2 mois

Posts: 27

Bonjour, et merci pour votre message.

La comparaison entre STEP et batterie n’est pas qu’économique : il est nécessaire d’étudier le cycle de vie complet, allant de la conception au démantèlement. La filière batterie fait face à des enjeux majeurs tels que le recyclage, l'origine des matériaux (métaux rares) et leur traçabilité. Ces défis sont accentués dans des contextes insulaires, où la dépendance aux importations et la gestion des déchets peuvent être particulièrement complexes.

Par ailleurs, les STEP et les batteries n’offrent pas les mêmes services. Les batteries contribuent à la réserve primaire principalement et à la pointe avec capacité de stockage d'énergie limitée : entre 1 à 4 heures de stock sur quelques MW, alors que les STEP offrent un stockage à grande échelle d’électricité : plusieurs dizaines à centaines de MW sur plusieurs heures. Elles contribuent aussi à la stabilité du système et au mécanisme de pilotage de la fréquence.

 

Nos équipes ont visité l’aménagement de la STEP d’Okinawa durant sa phase d’exploitation. Les équipes de J-Power nous ont partagé leur retour d’expérience positif sur le fonctionnement et les performances de l’installation.

La STEP d’Okinawa était un projet de démonstrateur : elle a été démantelée à la fin de son programme d’essais, conformément à ce qui a été prévu, après avoir confirmé sa réussite technique. La conception de Tanika s’inspire de celle de la STEP d’Okinawa, tout en s’adaptant aux conditions du territoire réunionnais (topographie, température de l’eau, etc.).


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(@MOUTOUSSAMY Georges)
Inscription: Il y a 1 mois

Bonjour.

Je vous communique les observations et questionnements (pièce jointe) formulées à partir des éléments contenus dans le dossier de concertation et des données accessibles sur le sujet.

Deux des observations sont conditionnées par des réponses que je n’ai pu recueillir sur l’échéance de la disponibilité d’une surproduction photovoltaïque et l’engagement d’une procédure publique qui aurait retenu la STEP comme solution de stockage.

Dans l’attente de la prise en compte de ces observations et des réponses aux interrogations.

Remerciements


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4 Réponses
Admin
(@hydro-tanika)
Inscription: Il y a 2 mois

Posts: 27

Bonjour, merci pour votre contribution. La pièce jointe que vous évoquez n'a malheureusement pas été rattachée à votre message à cause d'un bug technique. Nous venons de résoudre ce bug : auriez-vous la possibilité de nous renvoyer votre document en PJ en réponse à ce message ? La taille de fichier maximale autorisée est de 6 Mo.

Avec toutes nos excuses pour ce désagrément
Bonne journée


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(@MOUTOYSSAMY Georges)
Inscription: Il y a 1 mois

Posts: 4

@hydro-tanika 

Bonjour.

Merci pour ce retour.

Je pourrai réessayer de vous transmettre la piéce jointe en fin de journée.

Cordialement.

G. MOUTOUSSAMY


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(@MOUTOUSSAMY Georges)
Inscription: Il y a 1 mois

Posts: 4

Bonjour.

je vous communique la pièce à joindre à mon message du 1er Juillet 2026 à 9h20 pm.

Remerciements

Georges MOUTOUSSAMY


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Admin
(@hydro-tanika)
Inscription: Il y a 2 mois

Posts: 27

Bonjour, et merci pour votre message.

Il revient à l’État et à la Région de fixer l’ambition énergétique de la Réunion à moyen et long terme, notamment les trajectoires de développement des énergies renouvelables et les besoins et types de stockage. Tanika s’inscrit dans cette ambition énergétique sur le très long terme, avec un aménagement dont la durée de vie est supérieure à 60 ans. La CRE statuera, avant la décision finale d’investissement, sur la pertinence économique du projet, au regard de l’évolution à long terme du système électrique réunionnais et des services apportés par la STEP marine pour la résilience du système.

L’abandon du projet ne ferait pas disparaitre les défis énergétiques de l’île. L’augmentation de la part des énergies renouvelables locales (solaire et éolien) dans le mix réunionnais ne pourra s’opérer sans la mise en place de moyen de stockage énergétique massif. Les batteries (lithium-ion) offrent une capacité de stockage d’énergie limitée (entre 1 à 4h de stock), une durée de vie d’une quinzaine d’années, et amènent des enjeux majeurs tels que le recyclage, l’origine des matériaux (métaux rares) et leur traçabilité. Ces défis sont accentués dans des contextes insulaires, où la dépendance aux importations et la gestion des déchets peuvent être particulièrement complexes.

À date, le FEDER finance une partie des études techniques. La recherche de subventions pour la phase de construction est en cours d’étude.


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(@baradel)
Inscription: Il y a 2 semaines

Bonjour,

 

J'ai eu connaissance du projet Hydrolique Tanika. Pompage d'eau de mer en journée par panneaux photovoltaïques, puis vidange de l'eau accumuler pour faire fonctionner des turbines la nuit. Beau projet !

Mais avez-vous regarder du coté de la technologie CETO et du Pompage Houlomoteur ? des bouées pistons qui pompes l'eau océanique et la mette sous pression afin de monter l'eau sur la côte jusqu'au réservoir ?

La force de la houle océanique étant infini cela permettrais ainsi d'avoir un fonctionnement ininterrompu sur 24h.

Cette combinaison de technologie CETO + STEP , semble prometteuse. Avez-vous étudiez ce modèle ?


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Admin
(@hydro-tanika)
Inscription: Il y a 2 mois

Posts: 27

Bonjour et merci pour votre contribution. Le CETO et le pompage houlomoteur semblent être des technologies prometteuses !

Cela dit, Hydro Tanika se concentre pour l’instant uniquement sur le développement et la mise en œuvre du projet de STEP marine. Les projets de technologies houlomotrices sont portées par d’autres acteurs.

N’hésitez pas à vous inscrire à la plénière de clôture le 2 juillet pour nous rencontrer et échanger avec nous


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